Augustin DUBURCQ

AUGUSTIN DUBURCQ  

Qui était Augustin Duburcq ?

Augustin Duburcq est né le 7 mars 1851 à La Ferté sous Jouarre où sa famille (implantée en Seine et Marne sans doute avant 1655 à Meilleray, puis à Sept Sorts) vivait déjà en 1753.

A l’époque de sa naissance, ses grands-parents maternels François Daniel Jolly et Rose Magdeleine Colin sont boulangers 29 rue des Pelletiers à La Ferté sous Jouarre ; un de ses oncles, Charles René Duburcq, est libraire et éditeur de cartes postales également rue des Pelletiers, près de la Marne.

Comme son père, son grand-père et arrière-grand-père l’étaient à La Ferté sous Jouarre et à Sept Sorts, il est entrepreneur de bâtiment à Paris. Il réalise pour la ville de Paris de nombreux travaux d’entretien et de réparation en couverture et plomberie des édifices et bâtiments (agrandissement des mairies des 6ème et 14ème arrondissements, construction de l’école de la rue Tandou dans le 19ème …)

De 1890 à 1913, Augustin Duburcq est vice-président de la Chambre syndicale des Entrepreneurs de Couverture et Plomberie de Paris et de la Seine, Arbitre à la Chambre de Commerce de Paris.

On peut dire qu’il professe des idées très avancées pour son temps. Radical Socialiste, Libre Penseur, il milite activement pour la laïcité.

Vers 1901, il fonde avec Monsieur Chalamon, industriel de Luzancy, son ami, qui deviendra Conseiller Général après lui, l’Association Républicaine du Canton de La Ferté sous Jouarre.

Le 1er juin 1904, il fonde et est président des « Pêcheurs Fertois » dont le but est d’obtenir l’affermage de lots de pêche et veiller à leur protection, leur assainissement et leur remplacement. La devise est : « L’eau pure pour tous ».

Il est délégué cantonal en 1905 puis président de ladite délégation en 1911.

Le 13 août 1905, il est élu Conseiller Général de Seine et Marne, canton de La Ferté sous Jouarre par 1845 voix. Il occupera cette fonction (à la commission voierie, à la commission des évaluations de la contribution foncière des propriétés non bâties) pendant vingt ans, jusqu’au 31 décembre 1925.

Le 13 juillet 1918, il est nommé Chevalier de Légion d’Honneur pour son attitude courageuse face à l’ennemi durant la Première Guerre Mondiale, ce qui lui avait déjà valu d’être cité à l’ordre de la Nation en janvier 1915. En effet, accusé de renseigner les Anglais qui approchaient, il fut retenu en otage par les Allemands avec son ami et cousin par alliance Paul Lallier (qui est marié à Zéphirine Duburcq), maire de La Ferté sous Jouarre. Molestés, ils seront libérés sous les tirs croisés des antagonistes lors de la fuite des Allemands devant les Anglais. Il en reçoit les insignes le 20 août 1918 des mains de M. Dautresme, Officier de la Légion d’Honneur, Préfet de Seine et Marne.

Dès l’ordonnance du 21 mars 1916, il devient membre du Comité départemental d’Assistance aux militaires tuberculeux qui consiste à prendre en charge le malade dès sa sortie de la station militaire et à assurer, à lui et aux siens, l’assistance morale, matérielle et pécuniaire, et dont le président d’honneur est le préfet.

Il est président de la Section Cantonale des Pupilles de la Nation jusqu’en 1923.

Très présent dans la vie de la ville (il est conseiller municipal dès mai 1904), il est secrétaire de la caisse des écoles, membre du bureau des cantines scolaires, président-fondateur de la Société scolaire de Secours Mutuels et de Retraites du canton, préside aux remises des prix de fin d’année scolaire. Il remporte le marché de la construction de l’école des filles, actuellement école Duburcq, près de la Marne.

Il se marie avec Eugénie Mathilde Clément le 22 avril 1876 à Paris 5ème (contrat de mariage du 8 avril passé devant maître Rouget, notaire à Paris).

Le père d’Eugénie Mathilde, originaire de la Manche, et ses frères sont entrepreneurs de couverture respectivement rue Cochin et Rue des Saussaies. Jean-Michel Clément, son père, dépose le 1er mai 1850, un brevet d’invention pour « des gradins ou marches en zinc ou tout autre métal fusible, propres à faciliter la marche sur toute espèce de toits ».

Se sont-ils rencontrés à Paris dans le cadre de sa profession, l’a-t-il connue dans notre région puisque la famille côté maternel d’Eugénie Mathilde est originaire de La Haute Maison, de Saint Jean les Deux Jumeaux et des alentours ? Qui sait ?

De son côté, Eugénie Mathilde, s’engage elle aussi dans la vie sociale et pour les plus démunis, et devient, en 1903, membre titulaire de la Société de Solidarité Familiale (Goutte de Lait, section allaitement maternel, refuge ouvroir pour les femmes enceintes à Paris 17ème).

De cette union sont nés quatre enfants. La première fille est née le 24 août 1877 à La Ferté sous Jouarre. Elle décède à Paris le 23 mars 1880 à l’âge de 2 ans 1/2. Le 14 janvier 1881 naît à Paris une autre petite fille qui ne vivra que 8 jours. Le 21 juillet 1882 naît un garçon, Augustin Eugène. Il décède de la scarlatine à l’âge de 20 ans, alors qu’il effectue son service militaire. René Augustin Eugène naît le 29 janvier 1886. Diplômé de HEC comme son frère l’a été en 1899, il est pris dans la tourmente de la guerre de 14/18. Il est caporal au 276ème Régiment d’Infanterie. Blessé le 5 septembre 1914, soigné à l’hôpital de Chartres par le Dr Maunoury, frère du général, il y décède le 28 décembre.

Eugénie Mathilde, qui n’a pas supporté le décès de ses trois premiers enfants, est morte de chagrin le 17 octobre 1907.

Leur fils, René Augustin Eugène Duburcq, par testament du 20 juillet 1912, a légué au Département de Seine et Marne la nue propriété d’une somme de 500.000 francs dont celui-ci aura la jouissance au décès de son père Augustin Duburcq, payée dans les six mois de ce décès. Le nom donné est : « Legs Eugénie et René Duburcq ». Les revenus placés en rentes de l’état seront employés chaque année et à perpétuité en secours et primes dans le département : 1/3 entre les familles nombreuses et dans le besoin, 1/3 aux veuves chargées de famille et dans le besoin,1/3 aux filles mères délaissées et sans ressources, sans tenir compte des idées politiques ou religieuses.

N’ayant plus d’héritiers directs, Augustin Duburcq fait don à la ville de La Ferté sous Jouarre de la plus grande partie de sa fortune par testament établi dès 1923, et en particulier deux immeubles à Paris (avenues Wagram et Poincaré) dont les revenus, séparés du budget communal, sont destinés « aux oeuvres post scolaires des écoles communales laïques de La Ferté sous Jouarre existantes ou à créer », ainsi qu’à d’autres oeuvres sociales (testament consultable à l’Amicale ou sur Internet).

Après sa mort survenue le 5 août 1930 dans sa maison de La Haute Vue (sise juste au-dessus de la gare de La Ferté sous Jouarre mais démolie dans les années 1980), la ville, reconnaissante, érige en 1950 un monument surmonté de son buste dans un joli jardinet fleuri, près de la Marne, à côté de l’école qui porte aujourd’hui son nom.

Recherches effectuées par l’Amicale Laïque de 2005 à 2012

 

Photos de famille

Photos maison

Constructions Duburcq

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Généalogie de la famille d’Augustin Duburcq et d’Eugénie Clément sur une dizaine de générations : www.geneanet.org

Dans « recherchez vos ancêtres » taper Duburcq et La Ferté sous Jouarre et cliquer sur la ligne « arbres » puis sur le petit arbre d’Amicale Laïque. Pour accéder à l’arbre, il faut s’inscrire sur le site. C’est gratuit et n’engage à rien mais c’est indispensable pour pouvoir naviguer sur toutes les personnes en cliquant sur leur nom.

Cette généalogie complète est  consultable à l’Amicale (qui a fait don à la Médiathèque Samuel Beckett d’un exemplaire que vous pourrez également consulter).

Aperçu :

arbre généalogique